L’âge ne fait pas en soi obstacle à l’accès au crédit. Il en va de même du rachat de crédit.
Qu’en est-il des problèmes de santé ? Là encore, pas d’idées reçues. Une moins bonne santé ou des antécédents ne condamnent pas de facto les seniors à rester à la porte du crédit.

Les instituts prêteurs, banques de crédit ou organismes de rachat de crédit, ne peuvent pas ignorer des générations qui ont de longues années à vivre, du temps et des envies de consommation supérieurs à la moyenne, et pour qui retraite ne signifie pas inactivité ! Le creuset de ce qu’on nomme aujourd’hui « la silver économie », l’économie des cheveux argentés…

Problèmes et risque aggravé de santé

La proportion des plus de 60 ans est déjà supérieure à celle des moins de 20 ans en 2014. Et à l’horizon 2035, les seniors représenteront plus de 30 % de la population. Le gain d’espérance vie, dont l’espérance de vie « en bonne santé », augmente de son côté régulièrement.

Ceci étant dit, inutile de se voiler la face : il est rare que l’avancée en âge ne s’accompagne pas de tracas de santé plus fréquents, voire de soucis plus graves qui peuvent inspirer la méfiance des prêteurs et compromettre l’accès au crédit. C’est pourquoi la notion de « risque aggravé de santé » a été mise en place en même temps que la création d’une convention d’assurance désignée sous le sigle AERAS (S’assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé).

Santé et assurance de crédit

Lorsque des problèmes de santé se présentent, ce n’est pas l’obtention du crédit qui pose question, mais plutôt l’assurance de l’emprunteur.

À risques plus importants, plus cette assurance risque de coûter chère. La convention AERAS permet un écrêtement des surprimes en cas de risques de santé. La majoration des tarifs d’assurance ne doit pas alors excéder 1,4% du TAEG (taux annuel effectif global). Une limitation applicable selon la composition du foyer fiscal (nombre de parts) et les revenus (basés sur le plafond annuel de la Sécurité Sociale).

D’autres solutions existent pour pallier le surcoût assurantiel lié à la santé, et même dispenser d’assurance.
De telles possibilités accompagnent la mise en place d’un prêt hypothécaire cautionné ou d’un prêt viager hypothécaire.

Dans le cas d’un rachat de crédit senior, la prise d’une hypothèque sur un bien immobilier est un moyen fréquent de minorer le taux d’intérêt ou le coût de l’assurance, en bénéficiant d’un meilleur TAEG.